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source : naucelles.fr


Histoire de la commune

Jadis notre commune

 

PETITE HISTOIRE DE NOTRE VILLAGE

La fondation du village et de l'église remonte aux environs des XIème et XIIème siècles et doit son nom aux mots latins "NOVA CELLA" ce qui signifie nouvelle église. En effet l'église primitive était la première construite par les moines de l'abbaye saint Géraud d'Aurillac. (L'église actuelle date du XVème siècle).

 La tradition locale prête à la tour un rôle de poste avancé du château Saint-Etienne d'Aurillac. A la fin du XIIème siècle, l'abbé y entretenait une garnison, elle servait aussi de prison.

Jusqu'à 1789 elle appartenait au chapitre de saint-Géraud. A la révolution la population essaya de détruire ses créneaux histoire de la découronner. Elle fut vendue comme bien national en 1791.

 Acquise par la commune en 1857,elle servit d'école et de mairie.

Le 16 avril 1871 le conseil vota des travaux qui amputèrent la tour de 10 mètres ce qui lui donna son aspect actuel.


Au début de ce siècle la commune de Naucelles est essentiellement agricole. L'élevage des bovins est la principale activité des paysans locaux, toutefois, ils cultivent la terre, principalement des céréales: blé et avoine.
La race de Salers est très présente dans les pâturages et son lait transformé à la ferme sert à faire le fromage de Cantal. En 1945 il y a 23 exploitations sur le territoire de la commune, beaucoup sont familiales. Les travaux des champs sont effectués par la traction animale: bœufs et chevaux.


La proximité du chef-lieu du département: Aurillac et de son champ de course a favorisé l'élevage du cheval de selle. En 1920, une course est organisée, son parcours emprunte ce qui est aujourd'hui la "vieille route". Le départ est donné à Naucelles, l'arrivée a lieu à Aurillac, l'histoire ne dit pas qui a gagné l'épreuve mais jusqu'en 1918 les chevaux naucellois ont brillé sur l'hippodrome aurillacois.


Extrait du guide du voyageur dans le département du cantal par HENRI DURIF.

A Cologne existait jadis un château fortifié, dont il ne reste plus actuellement que la tour massive. En l'année 1572, un épisode horrible s'y passa. Lors de la saint Barthélemy, les officiers du roi firent emprisonner quatre-vingts protestants à Aurillac. Soixante-huit furent massacrés dans la nuit; douze restaient. Ils furent transférés au fort de Cologne accompagnés d'un cordelier et de deux prêtres, espérant qu'ils abjureraient. Ils y restèrent enfermés cinq jours.Mais le 11 septembre au matin, les douze condamnés reçurent l'ordre de monter sur une terrasse qui se trouvait dans la partie la plus élevée des fortifications, et là ils apprirent qu'on allait les exécuter à coups d'arquebuse. Les huguenots, sans manifester aucun effroi, ayant demandé quelques instants pour recommander leur âme à dieu, ce délai leur fut accordé. Il paraît qu'alors, tous se mirent à genoux et chantèrent des cantiques. Cela dura un quart d'heure. Puis s'étant tus, ils attendirent. Le chef militaire profita de ce moment pour faire à ses routiers le signal convenu. A la première décharge, neuf des suppliciés restèrent morts. Presque aussitôt, les trois autres, qui n'étaient que blessés, se relevèrent, et fous de terreur, ils enjambèrent le parapet du mur, et se jetèrent en bas. Les deux premiers, étant tombés d'une grande hauteur sur un sol pierreux, ne bougèrent plus.Le dernier trouva sous lui une flaque de boue détrempée qui amortit sa chute, et il put sortir du fossé. L'instant d'après, on le vit courir du côté de la rivière.Si le fuyard avait eu la pensée de se retourner vers le château, ce coup-d'oeil l'eût sauvé sans doute,car s'apercevant que personne ne le poursuivait, il aurait probablement choisi une direction meilleure.Mais dans son trouble, le calviniste voulut franchir l'eau, et ses forces l'ayant abandonné, il se noya.